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Apellé: Denilson Agostinho- Se déplacer plus vite que le vent

Mercy Kambura

Imaginez un groupe d’adolescents fougueux en voyage missionnaire auprès d’un groupe de personnes non touchées dans le sud de l’Angola. Ils y demeurent pendant un mois, prêchant, brisant les liens et réconciliant les villageois avec leur Créateur. Finalement, il est temps de rentrer chez eux, mais la récolte est encore abondante. Que ferait un missionnaire ? 

J’ai vécu un tel scénario il y a de nombreuses années. Un jeune homme avait décidé de ne pas revenir à la maison avec nous après une mission de courte durée. J’étais son responsable, chargé de le ramener, avec 14 autres personnes, chez leurs parents. Inquiet, j’ai fait part de sa décision à sa mère, m’attendant à être reproché. Mais elle m’a dit : « Je ne peux pas me battre avec Dieu. S’il veut être missionnaire, qu’il en soit ainsi. ». 

Adolescents, nous jouions au football avec nos amis. Un jour, quelqu’un nous a proposé de prier à la fin d’un match. Nous avons tellement aimé prier ensemble que cela est devenu une habitude. Chaque dimanche, après un match, nous nous réunissions pour prier. C’est ainsi que j’ai été sauvé. 

Le petit groupe de prière est devenu un groupe d’étude biblique, et nous nous réunissions trois fois par semaine. Trois ans plus tard, le groupe est devenu une église. Nous sommes passés à plus de 100 membres. Nous étions tous des adolescents sans grande expérience ; nous avons donc invité un frère plus âgé à nous diriger et à devenir notre pasteur. 

L’église a maintenant 15 ans et compte plus de 2000 croyants, dont la plupart sont des jeunes. Notre plus grande joie n’est pas notre nombre, mais notre participation à la Grande Commission. La devise de notre église à Luanda est dénommée Église Vie nouvelle (Igreja Nascidos de Novo), Angola : « Fructifier le ministère dans les nations ».

Chaque semaine, en tant que pasteur, nous accompagnons les membres de l’église pour prêcher dans les rues. Nous formons l’église à faire de l’évangélisation un mode de vie. Chacun doit prêcher et former cinq à sept personnes. Nous avons établi un calendrier et nous avons évangélisé dans 16 hôpitaux.  

Je suis aujourd’hui vice-président de l’église. Dieu m’a appelé comme missionnaire après mon premier voyage à court terme. Nous voulons que notre église participe à la mission au point d’en faire de cela notre culture. Beaucoup d’églises ne participent pas à la mission parce que les croyants ne savent pas comment rencontrer de nouvelles personnes et partager l’Évangile.

Développer une église missionnaire

L’évangélisation n’est pas une tâche réservée aux week-ends ou aux vacances. Elle doit être pratiquée tous les jours.

L’Église en Afrique doit avancer à la vitesse du vent pour répandre l’Évangile aux personnes les moins touchées. Comment l’Église peut-elle y parvenir ?

  1. Ne pas perdre une occasion de prêcher.
  2. Exploiter l’énergie, le temps et la passion des jeunes et travailler avec eux. 
  3. Organiser des formations hebdomadaires sur la manière de partager l’Évangile. 
  4. Se rappeler que l’essence du christianisme est la mission.

Jésus ne nous a pas dit de nous souvenir de la dîme et d’autres choses semblables. Il nous a dit : « ALLEZ ! ». Cher pasteur, ne laissez rien d’autre remplacer l’objectif de l’Église. La mission de l’Église est d’aller. Si tu ne vas pas sauver ton prochain, comprends-tu vraiment pourquoi tu as été sauvé ?

Prions pour : 

  • Les ressources et les finances lors de nos déplacements. 
  • De meilleurs véhicules permettant de se rendre dans des endroits difficiles. 
  • Plus d’ouvriers dans le champ de la mission. La récolte est abondante.